Souviens toi que nous sommes frères

L’Histoire des humains nous a appris qu’il leur est bien difficile de s’entendre durablement… et ils offrent trop souvent le spectacle navrant de leurs querelles,

On le sait, ainsi va le monde…

Pourtant il est des hommes et des femmes qui cherchent une voie pacifiée, il est des hommes et des femmes qui ne se résolvent pas à ce que perdurent au long des temps cette violence qui les déborde.
Les francs-maçons sont de ces hommes et de ces femmes-là.

On pourrait donc s’attendre à ce que passant leur vie à s’élever dans l’échelle des comportements avisés et réfléchis, ils tirent profit de leur studieux travail sur eux-mêmes…

On pourrait penser que leur présence répétée dans le confort organisé des loges, les pousse à présenter toujours des conduites respectables les uns envers les autres, même au plus fort d’un désaccord… qu’ils mettent en application les principes de tolérance, d’écoute qu’ils énoncent à tout propos, que la fraternité devient le bouclier qui arrête tous les excès, qu’ils ont soin d’appliquer ce que dit le rituel du 1er degré du REAA : « Que venons-nous faire en loge ? « Vaincre nos passions, soumettre notre volonté. »

Hélas, il semble que dans le creuset de certains ateliers bien du chemin reste à faire, on constate que les esprits s’enflamment, que les mots s’envolent, jusqu’aux insultes…  Et voilà que tout dérape comme dans une vulgaire assemblée profane.

C’est consternant.

Il est très choquant de voir nos efforts intellectuels et spirituels, ainsi mis à mal. Cela ne servirait donc à rien d’être Franc-maçon ou Franc-maçonne ? Rien n’a pénétré dans l’esprit et dans le cœur ? Il ne s’agit pas de nier qu’il puisse y avoir des désaccords, des oppositions tranchées, mais il s’agit de les traverser avec mesure.

Dans nos épreuves initiatiques, il nous manque peut-être celle qui apprendrait à surmonter la colère, l’emportement et les égarements des paroles.

Peut-on espérer bâtir une société plus heureuse, plus juste, plus tolérante, si, dans le simple cadre maçonnique, l’on ne maîtrise pas notre comportement et nos mots… et l’on se dit « Maître ! » ou « Maîtresse » on est fier de cela, mais « maître ou maîtresse » de quoi face à de tels débordements ?

Alors il faut reprendre le travail…. D’ailleurs là encore le rituel le dit bien : « Le travail d’un maçon ne s’arrête jamais ».

Mais heureusement plus nombreux sont ceux et celles qui, dans nos ateliers, ont compris que la sagesse doit l’emporter, et qui dit sagesse ne dit pas soumission, ne dit pas abandon, la sagesse c’est faire front avec tempérance, avec la maturité de la réflexion, devant les discordes même les plus aigües.

Les crises ne sont pas forcément des échecs si on les considère comme des rappels à l’ordre, comme permettant la reprise de la haute conscience que nous avons de notre démarche maçonnique.

Dans toutes les obédiences existe cette exigence de la pensée qui nous fait traverser les évènements, même difficiles, en hommes et femmes « de bonnes mœurs » comme dit, encore une fois le rituel, et j’ajouterai, en hommes et femmes dignes de porter toujours plus haut notre humanité.

Souviens toi que nous sommes frères

Jérôme TOUZALIN                                     

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