Réflexions sur les Origines de la Franc Maçonnerie en Méditerranée


LA GRECE

Dans le cadre des origines mythiques de la maçonnerie en Méditerranée, dirigeons nous vers la Grèce et plus précisément à 20 kilomètres d’Athènes, à Eleusis où se célébraient les plus grand mystères de la civilisation hellénique et où furent initiés les plus grands penseurs, savants et écrivains dont Pythagore de retour d’Egypte où il séjourna pendant 20 ans, après être passé par Samothrace, avant de rejoindre Crotone, dans le golfe de Tarente.

Eleusis résista au christianisme jusqu’au V ème siècle, date a laquelle Théodose II, Empereur Byzantin, interdit les cultes à mystères et imposa le christianisme.

Les initiés s’expatrièrent en occident, en France, en Italie et en Espagne en prenant l’habit chrétien pour transmettre les anciens enseignements ésotériques qui donneront leurs sens aux oeuvres du moyen âge.

Les cultes à mystères ont tous le même objectif, par la pratique des rituels secrets et une quête initiatique, de parvenir à l’immortalité de l’âme ou du moins à transcender la mort. Du reste on appelle myste celui qui revient des morts .On retrouve dans toutes ces sociétés dites à mystères, des similitudes, l’initiation et la renaissance, réservées aux seuls initiés ; à la différence des religions, ouverte à tous, et basées sur des préceptes dogmatiques, des codes de vie, pour le salut de l’âme et pour gagner le paradis.

Le culte d’Eleusis est le plus ancien (VI ème siècle av JC) et le mieux connu sur le plan archéologique, le plus proche d’Athènes, la mère patrie des philosophes, mais il en existe d’autres, le culte de Dionysos (demi-dieu), de Samothrace, ou d’Orphée qui évoque le secret de la résurrection, du passage du monde des morts et des vivants, après un voyage aux enfers

La mythe met en scène 3 divinités : Déméter, déesse des moissons et des récoltes, sa fille Coré ou Perséphone, née de Zeus, et Hadès, le seigneur des enfers.

Coré est allée cueillir des fleurs, durant sa promenade elle a été kidnappée par Hadès pour en faire sa reine. Sa mère Déméter, demande aux Olympiens de la retrouver, mais ils ne font rien, elle décide de partir à sa recherche avec l’apparence d’une vieille femme et commence à parcourir tous les territoires du monde, mais pendant ce temps, la terre devient stérile.

Alors les Olympiens finissent par s’intéresser au problème, ils vont voir Hadès et lui de mandent de libérer Coré. Il accepte à condition que Coré ne mange pas d’aliments appartenant au monde souterrain. Mais lors de la remontée elle sera séduite par une grenade et n’y résistera pas, elle en mangera 7 petits pépins, se condamnant définitivement.
Mais Déméter ne céda pas et la terre resta stérile, alors on arriva à un compromis. Coré passera 6 mois dans le monde des vivants et 6 mois dans le monde des morts prenant le nom de Perséphone.

Lorsque Déméter arpentait le monde, des habitants lui ont donné à boire. C’était à Eleusis, où se situe la porte des enfers, et en échange, Déméter leur donna les mots secrets des mystères de la vie.

Le culte à mystère d’Eleusis se diffusera dans toute la méditerranée. Il est d’origine agraire, les moissons et la terre avec la remontée des enfers, le don et la récompense, les mots secrets, le chiffre 7 .
Le culte comprenait une partie publique, les petits mystères, et une partie privée les grands mystères, réservés aux initiés.

Lors des célébrations, durant neuf jours par an, une procession était organisée, allant d’Athènes à Eleusis, avec allumage des flambeaux devant le temple, le Telesterion, (salle d’initiation pouvant contenir plusieurs milliers de personnes) où seuls pouvait entrer les initiés, afin d’y pratiquer les grands mystères.

Tous pouvaient prétendre à être postulants, s’ils parlaient grec, à la condition de ne pas avoir commis d’homicide et de ne pas souffrir d’handicap physique ou mental.

Le postulant devait abandonner sa fortune et ses biens matériels (les métaux) qui lui seront restitués après qu’il ait pris connaissance des premières lettres de la sagesse afin qu’il en fasse bon usage.
Il devait passer une nuit sous la tente, pour méditer sur lui-même. Des prêtres étaient les gardiens des objets du culte et des lois sacrées, d’autres veillaient à l’allumage des feux et au silence.

L’introducteur guide le candidat pendant son parcours initiatique composé de 3 degrés – le candidat, le myste, et le maître
L’initiation était individuelle, jamais en groupe, une attente de 6 mois après la présentation par un initié était d’usage, puis une période de jeûne pour le deuxième degré, et enfin un rite de purification à la tombée de la nuit pour le 3ème degré.
5 points sont connus:
1- Absorption de la boisson sacrée, mélange de lait de chèvre, d’amande et différentes épices (la même boisson que Déméter avait bu)
2 – Invocation de Déméter et prestation de serment de ne rien révéler
3 – Situation de terreur et purification par le feu, l’air, l’eau et la terre
le voyage de l’air était fait par de la musique libérant l’âme, (Pythagore) l’eau était versée sur la tête, (Baptême)
4 – Présentation des objets du culte et des reliques de Déméter
5 – Transmission des mots de passe et mots secrets, l’initié devait se vêtir de nouveaux vêtements qui lui étaient remis

Au grade de maître, l’initié recevait une couronne, allusion au caractère royal. D’illustres personnages ont été initiés, Philippe, Cicéron, Auguste.
L’initié aux mystères d’Eleusis ne se contentait pas de méditations ésotériques, mais essayait de faire rayonner la substance de l’initiation dans la société des hommes.


ROME

La civilisation romaine ne semble pas briller par ses qualités spirituelles et religieuses. Peut être à cause d’une religion d’état, très structurée et inféodée à la politique. Rome donne l’image d’une nation militaire surtout préoccupée par le rayonnement matériel et économique.

Et pourtant, elle est la résultante des civilisations antiques et de la primauté de l’esprit. Elle tolèrera nombre de tendances initiatiques pour autant qu’elles ne s’adonnent pas à la politique.

Le grand mouvement initiatique qui traversa Rome est incontestablement le Mithraïsme. Mithra est un ancien dieu iranien de la lumière qui pénétra la méditerranée au Ier siècle (av JC) par des marins venus de Cilicie (province romaine d’Anatolie méridionale) pour connaître un immense succès à Rome dès le IIème et IIIéme siècle (ap JC).

Trajan fit construire un Mithraeum dans sa villa de l’Aventin (une des sept collines de Rome). Doclétien se rendra a Carnutum près de Vienne pour consacrer un temple de Mithra.

Mithra est devenu le dieu protecteur suprême de la puissance impériale. Mais les cultes importés d’orient étaient très présents à Rome : le culte égyptien d’Isis ou le culte phrygien de Cybèle, grande déesse d’Asie mineure appelée « Magna mater », les pythagoriciens, dont l’idéal de fraternité fit passer un souffle purificateur dans ce monde ou la foule venait voir couler le sang dans les arènes.

Puis les sectes primitives du christianisme avec les Esséniens, les Gnostiques et les thérapeutes. Mais à son apogée, les légions romaines ont adopté le culte exotique de Mithra et l’ont implanté partout où elles passaient.
La connaissance du culte de Mithra tient d’ailleurs autant de la riche iconographie des temples, notamment des mosaïques comme celle d’Ostie, que des critiques acerbes des pères de l’Eglise, qui n’ont eu de cesse de lutter contre ce culte.

Les temples de Mithra sont assez petits et symbolisent le cosmos. La voûte est étoilée. Au fond, une sculpture représente le dieu Mithra tuant le taureau et le Maître porte un bonnet phrygien.

Notons l’importance du nombre 7, 7 degrés et temple aux 7 sphères qui constituaient l’univers.

Le candidat subissait une longue préparation avec un enseignement essentiellement de l’Astrologie, puis prêtait serment sur les mystères entrevus. Les femmes étaient exclues du culte.

Lors de la cérémonie initiation, le postulant était entièrement nu, les yeux bandés et les mains liées comme on le voit au Mithraeum de Capoue.
Le postulant s’étendait sur le sol pour simuler un cadavre, après avoir été poussé dans le dos, mais retenu par un adepte : le néophyte prenant la place de l’initié, qui, assassiné par l’incompréhension des hommes, était ressuscité par la communauté.

On montrait une épée dégoulinante de sang, utilisée pour punir le parjure. On procédait, bien sûr, aux épreuves de la terre, de l’air, de l’eau en franchissant un fossé rempli d’eau et du feu en sautant au dessus d’un brasier.

L’initiation complète comprenait 7 grades que je vous cite rapidement :
1- le corbeau, qui apporte l’enseignement avec le caducée comme emblème
2- le Nymphus, époux voilé, symbolisant l’union mystique avec dieu
3- le soldat, qui reçoit l’épée mais refuse ostensiblement la couronne
4- le lion, vêtu d’un manteau rouge, maîtrise de l’action solaire
5- le perse, vêtu d’une tunique d’argent et portant une faucille (rappelons nous du faucheur des cathédrales gothiques)
6- le coureur de soleil, qui tient un fouet, un flambeau et un globe
7- le père vêtu comme Mithra avec la canne, l’anneau et le bonnet phrygien, détenteur de l’esprit de l’ordre.

Mithra est un dieu dit Pétrogène, issu de la roche et né dans une grotte Il combat victorieusement le taureau dont le sang fertilise la terre. Le taureau fait référence à la constellation astrologique Mésopotamienne. Le soleil se situe à l’équinoxe de printemps au niveau de la constellation du taureau puis 2000 ans plus tard, il passe dans la constellation du bélier, Le sacrifice du taureau symbolise ce changement ; signe de l’omniprésence de Dieu.
Dans l’iconographie Mithraïste, on retrouve de nombreux animaux qui font référence aux images zodiacales.

La fin symbolique de Mithra se termine par un grand banquet ou Apollon sur son char va emmener Mithra. Il apporte aux hommes l’espoir d’une vie au delà de la mort, puisqu’il est accueilli au ciel par Apollon.
Pour les adeptes de Mithra, chacun doit porter le fardeau de la vie, en développant la maîtrise de soi.

De plus, les adeptes étaient les protecteurs des artisans et des corporations de métiers qui accompagnaient les légions. Les grands initiés, le roi Numa, Apulée, et Boèce le philosophe ont transmis un idéal qui sera repris par les bâtisseurs « ni l’esprit sans le travail, ni le travail sans l’esprit »

Au fil des siècles, l’Eglise et le christianisme réussissent à détruire la secte, en profitant de la faiblesse grandissante de l’armée, en récupérant son idéologie mais aussi par le saccage et l’intrigue.
Sur le plan idéologique, on retient le rocher de Mithra qui fût assimilé à la pierre sur laquelle est fondée l’Eglise du Christ, la grotte du taureau à Bethléem (basilique de la nativité), les bergers de Mithra assimilés aux bergers qui annoncent la naissance du sauveur…

Sur le plan pratique, en 389, à Alexandrie, des émeutiers détruisent le temple de Mithra et massacrent les adeptes ; à Rome, il en est de même avec le préfet Gracchus qui dévaste le Mithraeum de Rome, à l’instigation de Ambroise, l’archevêque de Milan…et finalement en 392, toute pratique païenne est interdite, même en privé sous Théodose II. Pourtant le culte de Mithra avait essaimé partout jusqu’aux limites de l’Empire Romain. Le plus grand temple se trouvant Roumanie, à Sarmizegetusa.

Les Esséniens, les Gnostiques et les Thérapeutes
Les Esséniens sont une secte juive en Palestine née au IIème siècle (av JC) et qui subsista jusqu’en 70 (ap. JC) ; c’est une secte hérétique, qui a vu son GM supplicié et exécuté en 65 av JC, et qui a fait l’actualité lorsque l’on a retrouvé en 1947, les fameux rouleaux de la mer morte.

Les fouilles ont permis de retrouver le cénacle pour les banquets, un scriptorium pour la rédaction des textes, une grande malle avec les outils pour les travaux communautaires.
L’entrée dans la communauté était sévèrement règlementée. Le néophyte attendait trois ans, suivi par un instructeur.
S’il était reconnu apte, il était admis au banquet rituel. Après s’être baigné, l’initié revêtait des habits blancs, faisait une prière dans un profond silence, prêtait serment de piété vers Dieu, de jamais nuire à personne, de combattre l’erreur et l’injustice, de respecter les chefs de l’ordre, de ne pas céder aux vanités, d’aimer par dessus tout la vérité et de garder les mains pures.

Lors des assemblées, personnes ne devaient parler « au milieu des paroles d’un autre, ni ne parler avant son rang ».

Le titre de l’initié est « fils de la lumière » et le mythe central des Esséniens est le martyre du Maître de justice, qui fut trahi par les siens.

Parmi les symboles connus, on retrouve le pagne de lin blanc qui évoque la purification, la hachette qui évoque le maillet du VM, la pierre cubique à pointe dont le sommet est entaillé par la hachette, et l’étoile symbolisant le chercheur de la loi comme nous l’ont appris Les écrits de Damas.
(documents retrouvés à Qurman qui traitent de la persécution des membres chassés de Jérusalem et ayant trouvé refuge à Damas).

Il faut comprendre qu’à l’époque la religion et le pouvoir ne faisaient qu’un et qu’il y avait une multitude de sectes ou se mêlaient des influences juives, égyptiennes, grecques, perses, babyloniennes, romaines, syriaques, avec rien qu’en Judée une cinquantaine de prédicateurs et leurs disciples, allant d’Antioche à Alexandrie, et d’Alexandrie à Rome, qui étaient les 3 grands centres culturels avec des grandes bibliothèques qui toutes ont finies par brûler.

Outre les Esséniens, citons les pharisiens, les zélotes, les sadducéens…avec des luttes fratricides, on peut parler de guerre des cultes, le tout, sous l’occupant romain.

Au courant Esséniens doit être ajouté les courants idéologiques des gnostiques et des thérapeutes, qui prônent une quête mystique de la connaissance (les kabbalistes, les zoroastriens, les manichéens, les évangélistes .. ou se mêlent les mages et les prophètes de toutes sortes, tous considérés comme hérétiques). Plus tard, le soufisme.

La gnose se situe au dessus des religions, l’enseignement est réservé à ceux qui désirent pénétrer les secrets du monde céleste, ils se nommaient eux aussi « fils de la lumière », leur hiérarchie comprenait 3 degrés : la purification, l’illumination et la perfection.

Ils ne sont pas des bâtisseurs mais des penseurs.
Ils furent aussi accusés des crimes les plus abjectes lors de leurs réunions (orgie sexuelle où l’on tuait les femmes enceintes pour manger l’embryon).

Le but premier du gnostique est la délivrance de sa parcelle divine, aliénée dans un monde matériel corrompu, par la connaissance parfaite de la nature de l’esprit, des structures de l’univers, de son histoire passée et future.

Les thérapeutes, eux, étaient des guérisseurs dont le rite principal est le banquet, ou l’on commente le contenu ésotérique des livres anciens, (aucun esclave pour servir mais de jeunes initiés). Les thérapeutes s’attachent à contempler l’invisible à travers le visible.

Citons RAMSAY : « Nos festins ne sont pas ce que le monde profane et l’ignorant vulgaire s’imaginent. Tous les vices du cœur et de l’esprit en sont bannis et on a proscrit l’irreligion et le libertinage, l’incrédulité et la débauche. Nos repas ressemblent à ces vertueux soupers d’Horace, ou l’on s’entretenait de tout ce qui pouvait éclairer l’esprit, régler le cœur, et inspirer le goût du vrai, du bon, et du beau ».

Ces sociétés étaient tantôt en opposition, tantôt tolérées par l’état et sa religion en fonction des intérêts du pouvoir.

Quelques dates sont à retenir : 313, 351, 375, 401. En 313 : Constantin fait promulgué l’édit de Milan qui accorde la liberté de culte aux chrétiens et non chrétiens (ce qui donne pouvoir et argent aux prélats).
En 351 : Julien dit l’Apostat (initié au culte de Mithra) menace l’église mais meurt prématurément.
En 375 : le philosophe Priscillien qui souhaite délivrer le christianisme de l’administration romaine, fini exécuté sous Théodose II (401)
Il y avait un christianisme à mystère, comme la gnose fut considéré un temps, un approfondissement de la foi.
Dans l’orient antique, l’église est qualifiée de « paradis du grand architecte », dans une lettre de Clément de Rome aux corinthiens, on retrouve « il nous a appelé des Ténèbres à la Lumière, de l’Ignorance à la Connaissance ».

Le prophète Amos parle de Niveau, l’histoire de Job pose la Pierre Angulaire, de nombreux textes bibliques insistent sur la valeur symbolique de la pierre : Saint Augustin : « les pierres sont extraites de la montagne par les prédicateurs de la vérité et elles sont équariées pour pouvoir entrer dans l’édifice éternel.

Il y a présentement beaucoup de pierres entre les mains de l’ouvrier, fasse le ciel qu’elles ne tombent pas de ses mains, afin de pouvoir, une fois leur taille achevée, s’intégrer à la construction du temple ».
En 315, un moine égyptien, Pachôme, crée et diffuse une institution qui jouera un rôle capital dans le destin de la spiritualité et de l’art occidental, la communauté monacale, hommes avides de Dieu parmi lesquels se trouvent maçons et charpentiers.
Puis, Basile de Césarée de Cappadoce, né en 329 fonde un monastère sur la mère noire, défend la loi de Nicée de 325 (la trinité contre l’Arianisme) et établit les règles communautaires qui seront reprises par St Benoit :
« il est nécessaire de vivre en communauté afin que les frères se corrigent mutuellement », la règle est l’humilité.

En 406, début des grandes invasions et décadence romaine, 410 Alaric entre dans Rome, 476, c’est la fin de l’empire romain d’occident.
Dans ce grand chaos, les hommes de sens se détournent de Rome vers l’Irlande et le Celtisme.

Le haut moyen âge s’annonce avec la grande figure de Sant Eloi (6ème siècle) époque du roi Dagobert qui demandera de bâtir la grande abbaye de Solignac près de Limoges.

LE JUDAISME

Avant d’en définir les contours, il est juste de s’entendre sur les terminologies et l’étymologie de certains mots afin d’éluder toute confusion et d’appréhender ses origines avec la chronologie qu’il se doit

Le mot Juif vient de Yehoudi : mot hébraïque signifiant Judéen, du pays de Juda (Judée) au sud Israël Il a désigné ensuite les habitants de Samarie, au nord du pays, et tous ceux qui pratiquaient la religion juive après l’exil à Babylone (VIe s. av. J.-C.). Ioudaios est la forme grecque, Judaeus la forme latine.

Pour le mot Hébreux l’origine est plus complexe, il vient d’Eber (nom d’un descendant de Sem, l’un des 3 fils de Noé,) ou de Hapirou, Habirou ou Habiri (= les Errants) nom qui leur fut donné par les Amorites ( peuple sémite de la Syrie ancienne) ou de l’hébreu heber (= passage) ou bien encore de ivri, racine araméenne signifiant de l’autre côté (le premier Hébreu, Abraham, étant venu de Mésopotamie, de l’autre côté du désert arabo-syrien) et fait référence à un peuple nomade.

Le mot Juifs avec une majuscule représente donc les descendants des Hébreux, et avec une minuscule les pratiquants de la religion juive

Ces définitions étant entendues, nous pouvons maintenant aborder notre sujet
Il serait de peu d’intérêt que de présenter les origines du judaïsme au travers d’une histoire connue de tous, Abraham, Moise, David et Salomon, la Torah ou le Talmud forment les origines bibliques de la religion juive tels que nous les connaissons mais ne présentent pas la réflexion pertinente que nous recherchons, aussi ai-je tenté d’aborder ce sujet sous un autre angle, qui je l’espère permettra une appréciation différente

Sur les origines
Les religions antiques ne sont pas caractérisées par la foi en des croyances dogmatiques mais par des rituels tels que nous les observons chez les Hindouistes, Bouddhistes, Taoïstes, Animistes, et comme nous l’avons étudié plus récemment chez les Esséniens, les Gnostiques, les Thérapeutes les Mithraistes….…..

Dans la Rome antique l’observance traditionnelle et collective du rite est au cœur de la cité, les rites sacrificiels démontrent ainsi que le faire c’est croire.
Le judaïsme est en cela similaire puisqu’il privilégie le comportement, les lois et l’étude qui caractérisent et définissent l’approche du croire et lui donne un sens

On peut résumer le judaïsme à cette époque, en une religion civile ritualiste organisée autour de la loi de Moise

En hébreu, on dit « Naasse venishma » ou « nous ferons et nous comprendrons »
C’est le paradoxe de la combinaison entre l’action et l’entendement et entre l’acte et l’intelligence
Pour vous donner un exemple on ne peut pas dire lorsque l’on est chrétien ou musulman que l’on est athée, dans le judaïsme oui. C’est une séparation entre l’individu et ses liens avec le divin.
La loi juive rejetait le concept de dogme et malgré les 613 mitzvots commandements présents dans la Torah, aucun n’oblige à croire puisqu’il s’agit d’une démarche et recherche personnelle

Le concept de religion
L’origine du mot religio en latin est relié dans un premier temps à Ligare cad le lien entre les hommes et Dieu puis Ciceron l’interprète par Legere, le recueillement ; l’attention dans l’accomplissement du rite qui ne sont au fond que des pratiques civiles d’un culte, au contraire du Christianisme qui lui fait apparaître le concept de foi individuelle

Du reste en Hébreu le mot religion n’existe pas, il apparaît très tardivement dans la Torah sous la forme du mot Dat ou Dati, mot d’origine perse signifiant loi, décret.

Le concept de religion juive apparaîtra progressivement mais entamera un tournant à partir du 9e et 10e siècle avec le Rave Saadia Gaone puis plus tardivement et de manière plus pénétrante avec Maimonide au 12 e siècle.

C’est en réponse au credo chrétien et à la profession de foi islamique, chacune se réclamant de la Vraie Religion au travers d’une foi individuelle, d’un attachement affiché à la fiction d’un « Abraham, père des croyants » dont toutes trois prétendent procéder, que les Juifs au Moyen-Age, dans la mouvance de Maïmonide ont établi un catalogue de principes primordiaux de la foi israélite. C’est à ce moment-là que l’on peut parler pour la première fois d’une religion juive au sens propre du terme

Le contexte de l’époque de l’islam d’Al Andaluz privilégie un prosélytisme plus politique que religieux, entre une Espagne chrétienne au nord et islamique au sud, la conquête se joue sur tous les niveaux. Les Juifs ne pratiquent pas le prosélytisme, bien au contraire, et faisant parti des religions du Livre et reconnues comme telles par l’Islam, ils jouissaient d’une indépendance qui leur a permis de s’épanouir

Paradoxalement, on pourrait dire que le judaïsme en tant que religion de foi, apparaît après le christianisme et l’islam.

Le Judaisme et le monotheisme
Les premières notions de monothéisme naissent parallèlement avec Moise et son contemporain Amenhotep (Aménophis) IV qui prit le nom d’Akhenaton (celui qui plaît au Globe (solaire)). Le premier naît aux alentours de 1393 et l’autre entre 1371 et 1365 avant JC Tous deux prônent la croyance en un Dieu Unique

Quelles ont été leurs motivations , les circonstances qui ont permis cette révolution théologique ,s’agit il d’une réflexion cosmogonique réfléchie, la croyance entre un Dieu Unique, la référence entre le vrai et le faux, une volonté de contrôler son peuple ?
Ne pourrait on y entrevoir la naissance d’une libre pensée et d’une rébellion face à un système clérical sclérosé et oligarchique ?
Peut être toutes ces circonstances réunies ont-elles motivé ce bouleversement

Il existe d’indéniables similitudes entre ces deux approches d’un Dieu unique, en l’occurrence par l’établissement d’analogies entre les habits de cérémonie de pharaon et ceux des rites sacrés hébraïques (kippa, téfilines…).Parmi les similitudes relevées entre les deux religions figurent au-delà de la conception de l’unicité de la divinité le rejet de l’anthropomorphisme et l’interdiction de la représentation de Dieu.

Akhenaton visait par là à mettre fin aux divergences entre les populations autour de leurs différentes représentations et Moïse dans sa Loi à faire appréhender la divinité de manière abstraite et métaphysique.

Deuxième point significatif: la pratique de la circoncision dont l’historien Hérodote fait remonter la paternité à Égypte où des gravures rupestres attestent son existence depuis le Néolithique; tandis que les textes religieux en font, par ailleurs, l’acte d’alliance entre Dieu et Abraham.

Evidemment, il ne s’agit pas ici de chercher à décerner la primauté à un peuple au détriment d’un autre, titillant tous les ethnocentrismes, mais bien au contraire, d’ouvrir des pistes de réflexion autour d’un sujet à vaste portée dont le maître mot est l’universalité et la pérennité de la Révélation.

Si l’un a résisté et s’est propagé c’est parce qu’il s’est appuyé sur des lois, des devoirs et une conscience collective tandis que l’autre a rapidement disparu car nul ne peut contraindre par la force un peuple à adopter une croyance en un Dieu unique si celui y est opposé
Le monothéisme tel qu’on le conçoit aujourd’hui, est né dans le judaïsme au retour de l’Exil de Babylone (538 av. JC) lorsque Cyrus roi de Perse a envahi tout le moyen orient et a renvoyé libres les peuples déplacés comme Israël.

L’existence – nouvelle – d’un roi unique et bienveillant pour quantité de peuples a donné l’idée qu’il en était de même dans l’univers. C’est à ce moment que naît l’idée qu’il n’existe qu’un seul Dieu, unique, pour tous les peuples.
Jusque là, la théologie d’Israël était « hénothéiste », c’est-à-dire que l’on ne rendait un culte qu’à Yahvé seul, tout en admettant que d’autres Dieux existaient pour les autres peuples.
Conclusion
Le judaïsme est un concept, une religion, un mode de vie, une philosophie, …qu’il est difficile de synthétiser en quelques pages, son influence sur l’histoire est indéniable, offrir un de ses fils au Christianisme et partager un même père avec les musulmans, crée des relations familiales conflictuelles, l’histoire en a témoigné.
Notre histoire est intimement liée, c’est peut être ce qui suscite tant de passion et d’incompréhension
Puissions nous mieux nous apprendre et nous comprendre les uns les autres et accepter nos différences en cela qu’elles nous enrichissent, comprendre que nous ne sommes pas une moyenne mais une addition. Seule la connaissance de l’autre mettra fin à l’ignorance et ses terribles conséquences
Le Talmud dit « Nous avons deux yeux : l’un pour discerner, l’autre pour aimer. », sachons en faire l’usage qu’il se doit pour que nos enfants puissent vivre tous ensemble dans la concorde et l’harmonie.

L’ISLAM
Dans le cadre de la série, Les minutes de l’Orateur, nous avons eu tout récemment un exposé sur les Esséniens, les Gnostiques et les Thérapeutes, dans le cadre d’une série sur les origines mythiques de la Franc-Maçonnerie.
Dans une certaine mesure, mon propos s’inscrira dans cette filiation.
L’objet de cette planche est d’aborder les origines mythiques de l’Islam, tout en cherchant à historiciser son avènement, à l’aune des nouvelles études qui nous sont apparues, et aboutissant à des découvertes fondamentales.
Le récit de la naissance de l’Islam est bien connu. Cette religion est née dans la péninsule Arabique, et la Parole de Dieu, par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel (Djibril en arabe) fut recueilli sur le Mont Hira, ou Mahomet, futur prophète de l’Islam avait pris l’habitude de se retirer afin de méditer.
Mahomet va par la suite chercher à convaincre en premier lieu son clan, les Quraychites, de la nécessité de se convertir à l’Islam, non sans difficulté. Ne parvenant pas ses fins, et faisant face à une hostilité grandissante, il est contraint en 622 de quitter La Mecque, pour s’exiler à Yathrib (L’Hégire), qui deviendra par la suite la ville de Médine.

C’est à Médine, que le Mahomet humble, va laisser place à un prophète conquérant et orgueilleux. De plus, il a su rallier à sa cause de nombreuses personnes dans cette cité, tout en réussissant à convertir un illustre Mecquois, Omar (qui sera un des successeurs du prophète) et qui jouera un rôle éminent dans la diffusion de l’Islam.
Après moults combats et quelques défaites, Mahomet entre en vainqueur à La Mecque en 630, et y effectue pour la première fois le pèlerinage, en tournant 7 fois autour de la Kabaa (ce rite consiste pour tout pèlerin à tourner 7 fois autour de la Kaaba, rappelant ainsi les allers-retours d’Hagar entre le puit et son fils Ismaël encore enfant, lors de son exil dans le désert).
Mahomet s’éteindra 2 ans plus tard en 632, et lui succéderont les 4 califes dit Rashidun (Bien guidés), en l’occurrence Abu Bakr, Omar, Othman et Ali.
Par ailleurs, la naissance de l’islam, et aussi la naissance du Coran.

Comme nous l’avons vu, le Coran est la Parole de Dieu, un texte divin, révélé, à Mahomet entre 610 et 632, entre la Mecque et Médine.
Chose importante, le Coran apparait comme un corpus de texte, partiellement hétérogène, et qui sera collecté comme un tout, durant la seconde moitié du 7éme siècle (cf : Le Coran de Othmane, qui reste qu’une étape, d’autres apparaitront afin de consolider le livre Saint).
Le Coran est également parsemé de références à l’Ancien et au Nouveau Testament. On peut mettre en évidence la présence de prophètes tel que Abraham (Père de tous les Monothéismes, Père d’Isaac et Ismaël), Moise et Jésus. De même, nous retrouvons dans le Coran, des épisodes bibliques, tel que la légende des Sept dormants D’Ephèse, voire même des récits d’Alexandre le Grand, Alexandre étant cité dans le Coran (Dhou Al Qarnain).

Bien que souvent allusif, nous constatons que le livre Saint a pu être écrit, qu’en ayant une connaissance profonde de l’histoire Juive, Chrétienne, ainsi que des écrits apocryphes.
La lettre coranique est de fait clairement une continuation des deux précédents monothéismes.
Cela peut s’expliquer de plusieurs façons, mais une des plus importantes, et que l’Islam des premiers temps, côtoya et s’imprégna de nombreuses formes de religiosité.
Lorsque que l’Islam est né dans la Péninsule Arabique, celle-ci n’était en rien une Terra Nullius. Des communautés diverses Juives et Chrétiennes (de langues grecques, syriaque, guèze, Coptes…), ainsi qu’une multitude de communautés polythéistes étaient présentes (Cf. L’Arabie Heureuse à l’époque de l’Empire Romain).
Autre exemple significatif, à travers l’épisode des Martyrs de Najran vers 523, est la présence d’un royaume juif en Arabie. Ce Royaume Juif combattait farouchement les Chrétiens, ces mêmes chrétiens qui furent sauvés par le roi d’Ethiopie Elesbaan.
La vie même de Mahomet en tant que caravanier, est émaillé d’épisode reflétant la mixité de l’époque, comme celle de la rencontre avec le moine Chrétien Bahira en Syrie, qui voit en lui un futur prophète.
Tout cela démontre plusieurs choses : Que l’islam n’apporte pas le monothéisme en Arabie, et que sa naissance est une continuité des religions juives et chrétiennes, et que c’est lors de la conquête arabe que les changements adviendront.

Aujourd’hui, de nouveaux travaux, mais peu connus du grand public, renouvellent la vision de la naissance de cette religion, via l’archéologie, l’épigraphie, la numismatique et l’étude de codex.
En effet, le récit apologétique, mythique, souffre de certaines interrogations, que je vais tacher de vous divulguer.
Comme expliqué, l’Islam ex nihilo n’existe pas, et aujourd’hui de nombreuses études démontrent que c’est vraisemblablement via la secte des Judéo Nazaréens qu’il a pu émerger.
Le judeo-nazaréisme ne peut se comprendre si on ignore que le judaïsme, était extrêmement diversifié. En effet, le pharisaïsme ne donnera pas naissance au judaïsme rabbinique avant le IIe siècle, et son hégémonie ne sera pas établie avant le 7ème. Il y eut dans cet intervalle un intense foisonnement d’idées, chacune faisant plus ou moins d’adeptes.
D’ailleurs, les judeo nazaréen sont à l’origine issu du mouvement Nazoréen (eux aussi messianiste) et la séparation eu lieu au moment de la révolte juive de 66-70.

Ces judéo-nazaréens croient que Jésus n’est pas mort sur la croix (il y aurait eu une substitution), mais qu’il est gardé en réserve au ciel dans une perspective politique de conquête du monde.
Parmi les écrits qui expriment cette idéologie politico-religieuse, il faut détacher le Deuxième livre de Baruch ou Livre syriaque de Baruch, un apocryphe datant des années 80 après J.-C. Ce texte annonce pour l’avenir un monde nouveau et bien concret, qui viendra sur la terre après les douze époques de cette vallée de larmes. Alors, le Messie, qui est comparé à une vigne et à une source d’eau vive, régnera sur le monde entier, tandis que Jérusalem sera rebâtie. Ce n’est qu’au terme du règne messianique qu’aura lieu la résurrection des corps
Pour le Judéo nazaréisme comme pour l’islam, Jésus n’est qu’un roi-Messie attendu pour instaurer un royaume parfait et régner pendant 40 ans (400 ans dans le Coran). Le judeo-nazaréisme s’allia donc, par la prédication, à plusieurs tribus arabes, dont les Qoraychites, se constituant une force armée redoutable.
Pour en revenir à cette tribu, elle était fortement présente dans la Syrie Actuelle, tout comme les Judéo-Nazaréen. D’ailleurs, de nombreux noms de lieux portent leur nom en Syrie, et non dans le Hedjaz.

Au début du VIIe siècle, l’esprit apocalyptique est porté à l’extrême dans l’opposition entre l’empire byzantin et l’empire perse ; Beaucoup de chrétiens de leur côté relisent l’ Apocalypse et identifient les signes des temps dans le Livre saint. L’avancée des troupes byzantines suivies par la reprise de Jérusalem par l’empereur Héraclius provoque en 622 un exode de Judeo-nazaréens et de Qoraïchites quittant la Mecque vers Médine (an Zéro de l’islam : Hégire). Ces exilés, qui se nommèrent Muhadjirun (« émigrés », premier nom donné aux musulmans) se réfugièrent à Yathrib d’où ils priaient tournés en direction de Jérusalem (les premières mosquées musulmanes ont en effet une qibla tournée vers Jérusalem et non vers La Mecque ; celle de Médine est dite ainsi « de la double direction »). On ne peut s’empêcher de faire le lien entre le changement de nom de Yathrib en Médine et Modiin, la ville d’origine des frères Macchabées pendant l’occupation grecque de la Terre Promise. Renommer une ville, et établir un nouveau calendrier retranscrit, souvent un projet politique d’envergure qu’il faudrait donc lire selon l’histoire biblique, et qui est restée très présente dans le Coran. Dans l’esprit des Nazaréens, une ère nouvelle devait s’ouvrir désormais.
Par ailleurs, la vie de Mahomet restera donc en grande partie mystérieuse ; le seul fait établi est qu’il essaya, en 629 (cf. la bataille de Mutah), de prendre Jérusalem, dans l’optique nazaréenne de libération de la Terre sainte. Il échoua. Cependant son successeur Omar y parvint en 637, et sa préoccupation fut alors de bâtir hâtivement un « Cube » en bois dans les dimensions du Temple de Salomon, là même où le Temple avait été jadis bâti.

Cette construction d’Omar (à ne pas confondre avec la mosquée du même nom construite à la fin du VIIe siècle) sur l’esplanade même du Temple de Salomon, n’est pas due au hasard. Elle témoigne que le proto-islam, considérait ces lieux comme saints à la suite du judaïsme et du judeo-nazaréisme (pour les Chrétiens, le nouveau Temple de Dieu est le cœur de chacun), bien avant que soit répandue l’histoire mythique du fameux « voyage nocturne sur la monture Al Boraq en direction de Jérusalem et du Ciel » de Mahomet qui, constituée du temps des Califes, donna une explication a posteriori de la sainteté des lieux, qui remplaça celle donnée jusque-là par le judeo-nazaréisme, avec lequel l’islam naissant avait entre-temps rompu.
Selon le judeo-nazaréisme, la libération de Jérusalem, la reconstruction du 3e Temple, aurait dû remplir les conditions pour un retour du Christ et l’instauration de son royaume. Le Christ n’étant pas revenu, la doctrine des judeo-nazaréens fut disqualifiée et le nouveau pouvoir arabe dut reconsidérer les justifications à son emprise étendue en Orient. L’islam naquit de cette rupture avec le judeo-nazaréisme.
La naissance de l’Islam est donc le fruit d’une histoire riche, complexe et syncrétique. Les influences juives et chrétiennes sont dans le Coran manifestes.

L’influence des judeo nazaréen dans son émergence, montre que la naissance de l’Islam n’est en rien une rupture. Le Coran parle des juifs comme le peuple élu de Dieu, des chrétiens comme des gens pieux. A côté de cela, des versets contradictoires, peuvent réfuter ceux que je viens de citer précédemment. Ces contradictions s’expliquent du fait que le Coran, a été définitivement codifié qu’au cours du 8 siècle. A ce moment-là, la lettre coranique sert des dessins politiques (cf. Califat Omeyades et Abbasides). Ceux qui doivent compiler les versets, ne comprennent pas toujours le sens de ceux-ci, ils font des choix, ils modifient, ils extraient, en tachant de coller au mieux à la Doxa.
De plus, de nombreuses sources laissent à penser que le Coran eu pour langue initiale le syriaque, et non l’arabe, pouvant encore ajouter à la confusion.
Ce sont ces antinomies, qui doivent mener notre réflexion en se demandant d’où viennent d’elle ? quelles sont leur origine… ?

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